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Mathilde Caramagno
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Le terme systémique réfère à un « système ». Des discriminations systémiques, c’est lorsque les institutions et les acteur-rices au sein de celles-ci développent des pratiques dont l’effet est d’exclure – ou de nuire – aux membres d’un groupe, de façon volontaire ou involontaire. L’accumulation de pratiques, de décisions ou de comportements individuels et institutionnels excluant ou nuisant à des individu-es en raison de leur appartenance à un groupe crée des inégalités.
Dont les règles et les structures sont définies par une société ou un État. Le pouvoir d’une institution est détaché des individu-es qui la composent. Ainsi, institutionnaliser la santé ou l’éducation, c’est définir en société, par exemple, ce que l’on va enseigner (les mathématiques, le français, etc.), où on va le faire (dans des écoles), etc.
Il s'agit de réduire l’importance de quelque chose, d’un événement, de laisser sous-entendre que c’est de moindre importance. Par exemple, vous pouvez communiquer une situation discriminatoire à votre collègue et cette personne vous dit que vous exagérez, que ce n'est pas si grave, etc.
Un biais social est un processus cognitif, donc au niveau du cerveau et des réflexions, qui est non contrôlé et automatique. Cependant, ces biais sont créés par une société et les valeurs qui y sont partagées. Par exemple, tenir son sac serré lorsqu’une personne racisée passe près de nous est un biais social. Les gens le font parfois sans s’en rendre compte, de façon automatique. Nos cerveaux font des associations et intègrent des informations qui sont propagées par la société (les médias, la politique, la culture, etc.) et ces dernières peuvent être discriminantes.
Iel est un néologisme bi-genré, c’est-à-dire un nouveau mot dans la langue française visant à se situer entre le masculin et le féminin. Ainsi, « iel » est la contraction des pronoms « il » et « elle ». L’objectif est d’écrire de manière à réellement inclure tout le monde. Donc, « iel » ou « iels » au pluriel comprend : les hommes, les femmes, les personnes non-binaires et toutes autres identités de genre.
Il s’agit de faire perdre la valeur à quelqu’un ou à quelque chose ou de porter atteinte à sa réputation. Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour discréditer quelqu’un ou quelque chose comme l’humour, le ridicule, l’opposition. Par exemple, un-e collègue peut discréditer votre version des faits d’un évènement en disant que vous êtes « toujours en train de chialer », que vous êtes un-e menteur-euse.
Désigne une personne ayant un fonctionnement neurologique pas dans la « norme ». Ainsi, une personne neuro-atypique possède une condition neurologique particulière (il n’est pas nécessaire d’avoir un diagnostic officiel pour être neuro-atypique). Il peut s’agir concrètement d’un TDAH (Trouble du déficit de l’attention), de l’autisme, des « dys » (dysphasie, dyspraxie, dyslexie, dysorthographie), de déficience intellectuelle, etc. Il existe donc un large spectre de personnes neuro-atypiques.
Se servir de quelqu’un ou d’un événement, dans le but de parvenir à ses fins. Par exemple, un-e collègue peut instrumentaliser l’absence d’un-e collègue pour répandre des méchancetés sur elle.
Il s’agit de la capacité d’agir. Dans le contexte, l’agentivité renvoie aux actions, aux comportements qu’un-e individu-e peut faire, dans l’objectif de regagner du pouvoir sur son vécu. Par exemple, un-e employé-e peut décider d’entreprendre des démarches contre un-e collègue qui lui a porté préjudice. En agissant, l’employé-e peut regagner du pouvoir sur un vécu qui lui a été imposé.
L’hégémonie ou « groupe hégémonique » renvoie au principe que certains éléments forment un « standard ». Par exemple, lorsqu’une classe sociale exerce sur une autre classe sociale le pouvoir de définir et d'encadrer ce qui est la « norme ». Ainsi, lorsqu’on parle de « groupe hégémonique » on parle de groupes majoritaires, mais également de leur capacité à structurer la norme et de l’imposer aux autres. Donc, si nous n’appartenons pas à un groupe hégémonique, nous sommes souvent contraint-es d’essayer de répondre à leurs idées de normes et de standards, sans quoi nous nous situons à la marge. D’où l’appellation de groupe hégémonique versus groupe marginalisé, par exemple.
La division genrée du travail est un terme qui explique le fait que les femmes et les hommes n’exercent pas les mêmes activités et qu’une valeur différente est accordée aux deux groupes d’activités. Historiquement, le travail domestique non rémunéré était imposé aux femmes alors que les hommes, eux, avaient accès au travail rémunéré. À ce jour, bien que les femmes soient intégrées à la sphère du travail, elles effectuent encore trop souvent une grande majorité du travail domestique. Les tâches domestiques sont généralement divisées de manière genrée : les repas, la vaisselle, le ménage, sont effectués par les femmes et les hommes vont sortir les poubelles et tondre le gazon. Le temps pour faire les tâches genrées féminines est généralement plus long que les tâches genrées masculines (nous mangeons trois fois par jour et les poubelles c’est une fois par semaine, par exemple).
Sur le marché du travail, on dénote également une division genrée du travail. Les femmes continuent d’être plus nombreuses dans les métiers traditionnellement féminins : infirmières, enseignantes, éducatrices à l’enfance, adjointes administratives, etc. Malgré les gains réalisés avec la loi sur l’équité salariale, ces métiers continuent d’être moins bien payés que leurs équivalents « traditionnellement masculins ».
Il s’agit d’une absence de punition, de conséquence. Agir en toute impunité c’est agir en sachant qu’il n’y aura aucune répercussion face aux comportements et/ou actions commises. Par exemple, un-e gestionnaire peut insulter les employé-es en toute impunité, si il ou elle ressent que personne n’osera le ou la confronter.
Le terme queer est ce qu’on peut appeler un terme « parapluie ». C’est-à-dire que queer permet à l’ensemble des individu-es s’identifiant à une minorité de genre (personne non-binaire, agenre, etc.) ou à une minorité sexuelle (personne gaie, lesbienne, bisexuel-le, pansexuel-le, etc.) de se nommer sous une étiquette commune. Souvent regroupé sous l’acronyme 2SLGBTQIA+ (bispirituel.le.s, lesbiennes, gais, bisexuel.le.s, transgenres, queer, intersexué.e.s, asexué.e.s et diverses orientations sexuelles et identités de genre) le terme queer est éminemment politique : être queer, c’est militer en tant que groupe social pour la revendication de droits et de reconnaissance.
La pansexualité est une orientation sexuelle, où un-e individu-e est attiré-e par une personne, et ce, sans que le genre ou les organes génitaux de cette dernière influencent l’attirance sexuelle. Autrement dit, une personne pansexuelle peut être attirée sexuellement par l’ensemble des identités de genre : femme, homme, personne non-binaire, agenre, transgenre, etc. Le genre et les organes génitaux ne sont pas des éléments venant influencer ou limiter l’attirance sexuelle d’une personne pansexuelle.